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Histoire de la machine a coudre

Histoire de la machine a coudre


Nombreux sont ceux qui discutent l'identité du père de la machine à coudre. Souvent, ces "spécialistes" ont tendance à rendre les honneurs à l'un de leurs compatriotes. Qu'en est-il vraiment de l'identité du père de la machine à coudre ?

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Ainsi, la plupart des encyclopédies anglo-saxonnes attribue l'invention à Walter Hunt et à Elias Howe. Dès 1834, le premier fabriqua une machine à coudre utilisant deux bobines et une aiguille percée d'un chas qui ne pouvait coudre qu'un court point droit. Howe, quant à lui, a créé son premier prototype en 1846 au Massachusetts, Etats-Unis.

Toujours aux Etats-Unis, Morey & Johnson déposent un brevet en 1849 pour une machine à un fil en point de chaînette. Monsieur Isaac Merritt Singer n'entre dans l'histoire de la machine à coudre qu'en 1851 pour n'apporter que quelques améliorations à l'invention de Howe qui l'attaqua en justice pour le vol de son brevet (et gagna le procès). Les innovations de I.M. Singer furent surtout commerciales, il créa la location vente et des techniques de ventes plus offensives qui lui permirent de construire son empire. Moins de neuf ans après I.M. Singer, en 1860, New Home, aujourd'hui Janome, fut créé dans le Massachussetts et connu un succès énorme (et le connait toujours aujourd'hui sous le nom de Janome).

Pourtant, avant eux, un tailleur français résident à Amplepuis dans le Rhône (69) avait mis au point une machine à coudre à point de chaînette capable de coudre 200 points à la minute (environ 30 points/minute pour un tailleur, à la main). En effet, c'est dès 1829 que le "Sieur Barthélemy Thimonnier" mit au point une machine pour laquelle il obtint un brevet l'année suivante, en 1830. Il s'agissait d'une "Couseuse" à fil continu (la même machine que Morey & Johnson "réinventaient" en 1849, c'est à dire 20 ans plus tard !).

"Thimonnier a libéré la femme d'une de ses servitudes... En vérité, la noble vie de Thimonnier devrait être enseignée dans les écoles." déclarait Édouard Herriot

D'autres l'avaient précédé mais sans succès. Charles Weisenthal avait déposé un brevet pour une aiguille destinée à la couture mécanique, mais aucune mention n'est faite d'une machine. L'Anglais Thomas Saint avait déposé un brevet de machine à coudre, mais sans jamais en fabriquer une. De plus, quand on essaya, dans les années 1880, de construire une machine d'après les dessins du brevet, on s'aperçut que celle-ci ne pouvait fonctionner sans opérer des modifications importantes. En 1818, John Admans Doge et John Knowles, eux aussi, s'essayèrent à la fabrication d'une machine, mais celle-ci ne pouvait coudre qu'une courte longueur de tissu avant qu'il soit nécessaire de la ré-enfiler.

Le 17 octobre 1847, un nouveau brevet est délivré au nom de Barthélemy Thimonnier et Jean-Marie Magnin, avocat, non plus pour un "métier à coudre" mais pour un "couso-brodeur". Cette dernière invention destinée à coudre, broder et faire des cordons au point de chaînette pouvait piquer 300 points par minute. Le brevet prévoit même la possibilité de mettre plusieurs aiguilles sur une même machine préfigurant ainsi les machines modernes. Il prévoit aussi que pour obtenir une belle couture il faut que la grosseur de l'aiguille soit en rapport avec l'épaisseur du tissu ! Le couso-brodeur, comme son nom l'indique, "peut, d'après le brevet, s'appliquer à toute espèce de broderie au point de chaînette sur mousselines, linges, velours, satins, draps et cuirs, notamment les gants". Il peut aussi exécuter un ou plusieurs cordons (passementerie et bordure de vêtements).

La machine de Thimonnier remportera la médaille de première classe à l'Exposition Universelle de Paris de 1855.

Barthélemy Thimonnier est donc le premier à avoir mis au point et breveté une machine réellement capable de remplacer la couture à la main. Sa machine fut d'ailleurs employée pour coudre les uniformes des soldats français.

En moins de 10 ans une usine de confection équipée de quatre-vingt machines fut ouverte.
Thimonnier est sans nul doute le premier à concevoir une machine à coudre digne de ce nom, à la vendre et à en équiper une usine de confection.

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